CCDH GERS

dénonce les abus de la psychiatrie dans le Gers

Edito

Psychiatrie : la vérité sur ses abus

L’exposition internationale Psychiatrie : la vérité sur ses abus, organisée par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme à Paris du 22 juillet au 1er août 2010, a remporté un énorme succès.


Près de 3 000 personnes sont venues en quelques jours au Salon des Miroirs dans le 9ème arrondissement de Paris pour visiter cette exposition de renommée internationale, et ont ainsi pu être informées des abus psychiatriques.


Après avoir voyagé dans plus de 30 pays du monde, la grande exposition « Psychiatrie : la vérité sur ses abus » était à Paris pendant une dizaine de jours pour présenter les violations des droits de l’Homme dans le domaine de la psychiatrie.


Cette exposition était également présente pour sensibiliser un maximum de citoyens d’un projet de loi liberticide voulant faciliter les internements en psychiatrie.



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Important : N’oubliez pas de signer la pétition contre la réforme de la loi sur les hospitalisations psychiatriques


Edito

Bienvenue sur le site de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme


Le Gers, un département à l’abri des abus en psychiatrie ?
La réponse est évidemment non.

Les abus psychiatriques, ce sont les internements abusifs, les mauvais traitements, les surdoses de médicaments ou les électrochocs. Et oui, tout cela existe dans le département comme dans tous les départements français. Ce n’est pas réservé uniquement à la Chine ou à la Russie. Il faut être vigilant pour éviter des dérives encore plus flagrantes.


La lutte contre l’insécurité, un point toujours sensible, ne doit pas servir à justifier toujours plus de psychiatrie, d’abord et surtout parce que la psychiatrie et ses drogues constituent plus une source d’insécurité qu’une solution.


Dans ce site, nous regroupons différents éléments d’information que nous avons sur la psychiatrie dans le département. Il vous appartient aussi d’enrichir ces données en nous transmettant vos témoignages ainsi que toutes les informations qui vous sembleront intéressantes. Le résultat de tout cela, ce sera l’existence d’une sorte d’observatoire qui par son existence même permettra peut-être d’éviter des dérives psychiatriques inacceptables.


En attendant, ce site pourra déjà vous donner des informations intéressantes, en particulier le nombre d’internements. Vous pourrez aussi savoir comment se situe le Gers par rapport aux autres départements concernant le nombre d’internements par habitants.


Bonne navigation et bonne information !


Les chiffres

Les hospitalisations dans le Gers»


Définition des termes :


HDT : hospitalisations à la demande d’un tiers, c’est à dire quand un proche de la personne demande son hospitalisation sous contrainte parce que la personne ne peut consentir à des soins alors que son état est censé le justifier.


HO : hospitalisation d’office, réalisée à la demande du Préfet, du maire ou, dans les grandes villes, du commissaire de police. Il s’agit de personnes ayant troublé l’ordre public et nécessitant des soins.


HSC : hospitalisations sous contrainte, c’est le total des HDT et des HO.


Les chiffres pour le Gers sont issus des rapports annuels de la Commission départementale des hospitalisations psychiatriques (CDHP). Il s’agit donc des chiffres officiels.


En 2008 il y a eu 212 hospitalisations sous contrainte, en baisse sensible sur un an (-6,61%).



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Les rapports

Commission départementale des hospitalisations psychiatriques du Gers»


Les rapports de la Commission départementale des hospitalisations psychiatriques du Gers sont correctement documentés. Pour mémoire cette commission a été instituée par la loi du 27 juin 1990 et comporte en son sein deux psychiatres, un représentant du Président de la Cour d’Appel, un représentant d’une association de parents de malades mentaux et un représentant d’une association de patients.


Concernant le taux d’urgences très élevé, la CDHP du Gers, dans son rapport de 2008, considère que c’est tout à fait justifié, ce qui ne nous semble pas acceptable étant donné que les garanties contre l’arbitraire ne sont pas toutes réunies dans cette situation, puisque un seul certificat est nécessaire pour interner au lieu de 2.